THÉRAPIE MANUELLE

La thérapie manuelle avancée par un FCAMPT «Fellow of the Canadian Academy of Manipulative Physiotherapy»

Lorqu’indiqué, le physiothérapeute FCAMPT utilise cette approche spécialisée de la physiothérapie permettant d’évaluer et de traiter manuellement, et de façon hautement spécifique et sécuritaire, les conditions neuro-musculo-squelettiques.  

Une fois la problématique identifiée, il utilise au besoin, des mobilisations (mouvements oscillatoires de basse vélocité et de plus haute amplitude) et des manipulations (mouvements de haute vélocité et de faible amplitude) des tissus articulaires, musculaires et nerveux ainsi que des exercices thérapeutiques spécifiques.  

Le FCAMPT se base sur un processus de raisonnement clinique rigoureux en utilisant les meilleures évidences scientifiques disponibles ainsi que le modèle biopsychosocial qui est adapté à chaque patient, afin de prendre la meilleure décision quand au choix thérapeutique pour chaque patient.

Au Québec, pour pratiquer les manipulation vertébrales ou périphériques, il est essentiel d’avoir reçu une attestation de l’Ordre Professionnelle de la Physiothérapie du Québec.

Ainsi, le Canada, grâce aux standards de pratique établis par CAMPT, est un des leaders internationnaux en physiothérapie musculo-squelettique et a actuellement un des meilleurs systèmes d’enseignement post-gradué de la thérapie manuelle au monde.  Il est officiellement reconnu par l’Ordre Professionnel de la Physiothérapie du Québec (OPPQ) ainsi que la «International Federation of Orthopaedic Manipulative Physical Therapists» (IFOMPT).

Exercices thérapeutiques vs performances

Évidemment, tout le monde peut prescrire des exercices et à priori, tous les exercices sont bons.  Mais comme il en existe des milliers, comment déterminer si l’exercice suggéré est pertinent et bien exécuté?  C’est précisément le rôle du physiothérapeute lorsqu’un patient se présente avec une pathologie musculo-squelettique.  Pour en savoir plus…

Lorsqu’on parle d’exercices thérapeutiques, il est essentiel d’identifier plusieurs facteurs :

  • la nature de la blessure
  • les tissus atteints
  • leur degré d’atteinte
  • la phase de la guérison
  • le niveau d’irritabilité du patient
  • les objectifs du patient

C’est la phase d’évaluation et ceci est la spécialité du physiothérapeute.

Ensuite, les exercices thérapeutiques prescrits doivent être spécifiques aux éléments ci-haut mentionnés.  Il peut s’agir d’exercices de :

  • renforcement
  • mobilité
  • souplesse
  • contrôle du mouvement

Ces derniers doivent aussi être significatifs pour le patient.  C’est-à-dire, que le patient doit comprendre quel est le lien entre ses exercices et l’objectif qu’il s’est fixé.  Également, il doit comprendre qu’une progression dans ses exercices l’amènera à retrouver sa pleine fonction, d’où l’importance d’un bon suivi.  Autrement, il est possible que le patient n’adhère pas aux exercices prescrits et abandonne en cours de route alors qu’il est sur la bonne voie.

Lorsque le patient reprend ses activités, il devient pertinent de modifier l’objectif et les exercices afin de viser de meilleures performances.  Ces derniers devront donc inclure des caractéristiques physiologiques de performance.  C’est-à-dire, endurance, force maximale, puissance-vitesse, agilité, etc.

Plusieurs physiothérapeutes ayant eu une formation en science de la performance ou en kinésiologie pourront vous guider vers ce type d’exercices.  Autrement, je vous suggère de vous faire accompagné par un kinésiologue membre de la Fédération des kinésiologues du Québec.

Ponctures physiothérapie avec aiguilles sèches

La Poncture Physiothérapique avec Aiguille Sèche – PPAS (anciennement UASD) a fait son apparition en physiothérapie au Québec il y a quelques années et gagne en popularité car elle est particulièrement efficace pour traiter les conditions suivantes :

  • Tendinites (exemple : coiffe des rotateurs, moyen fessier)
  • Bursites
  • Épicondylite (tennis elbow)
  • Tensions musculaires de toutes sortes
  • Maux de tête
  • Fasciite plantaire
  • Ténosynovites
  • Douleurs vertébrales (cou, thorax, lombaire)

Bien que cette technique utilise du matériel similaire à l’acuponcture, les PPAS diffèrent grandement de par ses principes et ses fondements.  En effet, les différents types d’énergie ainsi que les méridiens relèvent exclusivement de l’acuponcture traditionnelle alors qu’avec la PPAS, l’objectif principal est de relâcher des points gâchette (bande de tissus musculaire raide étant source de douleur et de perte de fonction), de réduire l’inflammation et de retrouver la fonction musculo-squelettique.  Il ne s’agit donc pas d’acuponcture.

Lors de l’introduction de l’aiguille, il est possible, voir souhaitable, de ressentir une douleur localisée ou à distance, de même qu’une secousse musculaire.  Les micro-lésions induites par l’aiguille activeront des processus physiologiques qui stimulent la réparation des tissus, relâchent les tensions musculaires et diminuent la douleur et l’inflammation.  Les effets sont parfois immédiats, parfois latents.

Enfin, il est important de savoir que cette pratique est encadrée par l’Ordre Professionnelle de la Physiothérapie (OPPQ) et que votre physiothérapeute doit détenir une attestation de l’OPPQ pour pratiquer la PPAS.

ANALYSE DE LA COURSE À PIED

Aujourd’hui, vu la popularité du jogging et les nombreuses blessures accompagnant cette pratique (50% des coureurs chaque année), la plupart des physiothérapeutes ont reçu une formation de base en analyse des blessures en course à pied.Évidemment, tous n’ont pas la même expertise.En plus d’avoir complété la formation la plus avancée de la «Clinique du Coureur» (site web), le cours 2.0, offrant le titre d’«expert», Marc-André Sarrazin a aussi complété plusieurs autres formations sur les blessures du membre inférieur.

Depuis plus de 15 ans, de très nombreux coureurs (débutants, intermédiaires et avancés) et triathlètes me consultent pour des blessures reliées à la course à pied.Ayant moi-même complété plusieurs marathons (42km) et demi-marathons, j’ai développé un intérêt certain pour cette clientèle.

Lors de votre première visite, nous procèderons à une évaluation complète de votre expérience de course incluant votre historique de coureur, vos objectifs et motivations, vos symptômes associés à la course, vos chaussures, votre programme d’entraînement, etc.Ensuite, un examen physique détaillé de votre système neuro-musculo-squelettique ainsi qu’une analyse biomécanique de votre technique de course sera effectuée.Si vous le désirez, celle-ci pourra être filmée et vous pourrez constater vos forces ainsi que les éléments à améliorer dans le but de vous accompagner vers l’atteinte de vos objectifs de course.

Enfin, un plan de traitement vous sera proposé.Celui-ci inclura généralement un ajustement de vos paramètres d’entraînement et des exercices thérapeutiques avec tout l’enseignement nécessaire.Il est aussi possible que des conseils sur votre technique de course vous soient suggérés.Enfin, une approche de thérapie manuelle ainsi que du «strapping» ou tapingpourra compléter le traitement.

Douleur à la mâchoire

La mâchoire, ou articulation temporo-mandibulaire (ATM), est une source de douleur très fréquente et parfois fort incapacitante.  Beaucoup de gens ignorent que la physiothérapie est une approche de choix dans le traitement de cette articulation.   Vous devez par contre savoir que tous les physiothérapeutes ne traitent pas l’ATM.  Il faut avoir reçu une formation post-graduée adéquate. 

Voici les problèmes fréquemment rencontrés et traités efficacement :

  • Douleur articulaire, myofasciale ou du nerf trijumeau
  • Blocage ou perte de mobilité
  • Disque déplacé
  • Bruit articulaire : craquement, crépitement, «click et clunk»
  • Perte de contrôle des mouvements
  • Céphalées et acouphènes reliées à l’ATM
  • Hyperlaxité ou instabilité
  • Bruxisme et «clenching»
  • Réadaptation post-opératoire

Un travail interdisciplinaire est souvent utile, voir nécessaire, entre votre dentiste spécialisé en occlusion et un physiothérapeute ayant développé une expertise pour le traitement de l’ATM.

Douleur chronique ou persistante

La douleur chronique est maintenant reconnue par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme un des problèmes de santé les plus importants à l’échelle mondiale en raison de ses impacts socio-économiques importants.  Vous faites d’ailleurs peut-être parti des «une personne sur cinq» souffrant de douleur persistante… 

Les vingt dernières années ont été très importantes dans le domaine de la recherche sur la douleur.  Nous savons maintenant que peu importe la cause, toutes les douleurs aigues comme chroniques, sont produites et perçues par le cerveau.  La douleur aigüe est généralement reliée à une blessure (entorse, fracture, claquage, etc.) et sera d’une durée de quelques jours à quelques semaines.

À contrario, une douleur chronique ou persistante, sera présente pendant plusieurs mois sans que celle-ci ne puisse être associée à un dommage tissulaire encore présent, la guérison tissulaire étant complétée.  Donc, comme celle-ci est habituellement invisible, elle devient beaucoup plus abstraite et complexe pour ceux et celles qui en sont victimes, de même que pour leurs proches. 

Une des multiples fonctions de notre cerveau de d’agir comme un système d’alarme contre les dangers et les menaces perçues, qu’elles soient réelles ou fictive.  La douleur doit donc être comprise comme étant un moyen de défense.  Or, nous savons maintenant que chez les personnes souffrant de douleur persistantes, ce système d’alarme est constamment sous tension.  Le cerveau devient alors hypersensible à toutes formes de menaces à l’intégrité physique, émotive ou cognitive des personnes.  Notre système de défense devient donc trop actif  Les raisons expliquant ce phénomène sont maintenant mieux comprises. 

Cet état d’hypervigilance cérébrale est fortement influencé par nos perception, nos émotions, nos expériences présentes et passées.  Celles-ci influenceront donc nos réactions et nos façons d’agir face à une menace perçue.  La douleur lorsqu’elle est chronique ou persistante devient donc, non pas une réaction à un dommage tissulaire mais une réponse ou un produit du cerveau et du système et immunitaire…un peu comme une réaction allergique !

La façon de traiter la douleur persistante prend donc un tout autre virage.  C’est l’éducation et les exercices bien dosés et adaptés qui deviennent la priorité.  Il est maintenant bien démontré que l’exercice aérobique léger, de même qu’un sommeil de qualité et une alimentation équilibrée sont des éléments favorisant la guérison de la douleur persistante.  Une progression d’exercices de désensibilisation doit être intégrée au programme et un suivi régulier est nécessaire.

Voici une courte vidéo illustrant mes propos…

Pour plus d’information sur un cas particulier, n’hésitez pas à communiquer avec nous…

CÉPHALÉES

Il existe selon la «International Headache Society» (IHS : site web), plus de 300 type de maux de tête, aussi appelés, céphalées.On retrouve parmi celle-ci les migraines, les céphalées de tension, les céphalées post traumatiques (accidents de voiture ou commotion cérébrales), les céphalées d’origine cervicales et les céphalées mixtes. Dans tous ces cas, la physiothérapie représente une approche de choix selon plusieurs études mais vous devez vous assurer que votre physiothérapeute a reçu une formation rigoureuse sur les céphalées.

Afin de préciser le diagnostic, le physiothérapeute vous posera plusieurs questions sur le type de douleur, sa fréquence, sa localisation, les facteurs d’exacerbation et de réduction des symptômes, etc. Également, il fera un bilan complet de la colonne cervicale tant au niveau des muscles, des articulations, que des nerfs. Par la suite, une combinaison de travail en thérapie manuelle et des exercices spécifiques vous aidera à réduire l’intensité et la fréquence de vos céphalées.

Sachez qu’un travail interdisciplinaire avec un médecin peut s’avérer nécessaire puisqu’une médication appropriée pourrait s’avérer utile de même que la prescription de certains tests médicaux lorsque nécessaire.

Rééducation vestibulaire et suivi de commotion cérébrale

Si vous souffrez d’étourdissements (sensation d’ébriété) ou de vertiges (perception d’un mouvement rotatoire) avec ou sans perte d’équilibre, la rééducation vestibulaire peut vous aider à reprendre le contrôle.  Les causes d’étourdissement sont multiples mais un pourcentage élevé de ceux-ci provient soit du système vestibulaire, un organe responsable de notre équilibre situé dans l’oreille interne, ou encore de la région cervicale.  

Parmi les conditions vestibulaires fréquemment traitées en physiothérapie, nous retrouvons les vertiges positionnels paroxystiques bénins (VPPB), les labyrinthites et les neuronite vestibulaire.  Il est également possible que des étourdissements soient d’origine cervicales, comme par exemple suite à un accident de voiture ou une commotion cérébrale, pour lesquels la physiothérapie est tout-à-fait indiquée.

Sachez que dans tous les cas d’étourdissement ou de vertige, il demeure important de consulter un médecin afin d’éliminer les pathologies plus graves.  Par la suite et lorsqu’indiqué, consultez un physiothérapeute ayant reçu une formation en rééducation vestibulaire et si nécessaire, en suivi de commotion cérébrale.

Réadaptation post-opératoire

Historiquement, grâce aux soins post-opératoires en physiothérapie les soldats pouvaient retourner plus rapidement au front.  De nos jours, ce sont les travailleurs et les sportifs qui bénéficient de cette expertise développée au fil des ans entre les orthopédistes et les physiothérapeutes.

En effet, la réadaptation post-chirurgicale est un des champs de pratique les mieux développés de notre profession. 

Voici quelques unes des chirurgies qui nécessitent un suivi post-opératoire en physiothérapie :

  • Ligament croisé antérieur (LCA)
  • Méniscectomie ou réparation méniscale
  • Réparation du tendon d’Achille
  • Réparation de la coiffe des rotateurs (épaule)
  • Acromioplastie
  • Bankart et SLAP (instabilité épaule)
  • Prothèse totale (ou partielle) de hanche, genou, épaule
  • Post fracture opérée (ROFI) jambe, cheville, bras et avant-bras, doigts, etc.
  • Hallux valgus
  • Pour en savoir plus…

Normalement, après 7-14 jours, selon la chirurgie et votre orthopédiste, vous devrez débuter la physiothérapie.  Des protocoles existants vous guideront vers le retour à une fonction optimale.  Vous aurez à faire des gains en mobilité et en souplesse ainsi qu’en force, endurance, puissance, contrôle du mouvement, etc.  Une combinaison de thérapie manuelle et d’exercices à faire à tous les jours sera nécessaire.  La fréquence des visites variera aussi en fonction de votre capacité à bouger par vous même.  Selon la chirurgie et votre condition post-opératoire, les délais de guérison varieront de quelques semaines (ex : post-méniscectomie) à plusieurs mois (réparation LCA ou tendon d’Achille).

Pour toutes questions concernant une chirurgie future, n’hésitez pas à nous contacter.

ARTHROSE

L’arthrose, c’est le vieillissement des articulations. Elle s’installe donc chez tout le monde au cours d’une vie. Elle est caractérisée par un amincissement et une détérioration de la qualité du cartilage, ainsi que de sa nutrition. Ce processus est parfois très lent et peut même n’occasionner aucune douleur ni perte de fonction.Souvent par contre, elle peut être précoce et entrainer des douleurs, des raideurs et une perte significative de fonction.Les facteurs de risque sont premièrement la génétique, suivi des anciens traumatismes articulaires. Les personnes sédentaires en souffrent beaucoup plus fréquemment que les gens actifs, à moins d’avoir été excessif. Pour les personnes souffrant d’arthrose la physiothérapie, par une approche éducative et de prescription d‘exercices devient un incontournable.

En présence d’arthrose sévère, il est recommandé d’avoir un suivi en médecine musculo-squelettique.Par contre, en présence d’arthrose légère à modérée, il est non seulement possible mais aussi fortement recommandé de continuer à garder un mode de vie actif.En effet, il faut comprendre que même si le cartilage est plus mince et qu’il rend vos articulations plus vulnérables aux traumatismes et aux excès, le meilleur moyen de garder le cartilage qu’il vous reste en santé est de continuer à bouger et de faire de l’exercice.Mais par où commencer lorsqu’on est souffrant ?

Le physiothérapeute, par la thérapie manuelle et des exercices adaptés et progressifs vous permettra de retrouver votre fonction et votre qualité de vie.Le choix des exercices et les paramètres de ceux-ci peuvent être un enjeu crucial afin de ne pas souffrir davantage.Laissez donc votre physiothérapeute vous guider dans cette première phase du traitement.Par la suite, via un bon enseignement, vous pourrez agir de façon autonome afin de maintenir les acquis.

En résumé, en présence de douleurs reliées à l’arthrose, il faut maintenir un niveau d’activité physique léger à modéré sur une base très régulière.Mais il vous faudra parfois un peu d’aide pour débuter…